Ce cours de 20h s’intéresse aux liens entre participation et action publique. Il
interroge le déploiement et la fabrique de politiques publiques de démocratie participative. Ce
cours croise dès lors des interrogations liées aux théories de la démocratie, à la sociologie de
l’action publique, à la sociologie des mouvements sociaux et aux questions de socialisation
politique.
D’un point de vue pédagogique, le cours vise tout d’abord à dénaturaliser la notion de
« démocratie » pour montrer comment elle fait historiquement l’objet de controverses et
d’appropriations différenciées par les intellectuels et les mouvements sociaux concourant à
l’apparition de formes de participation politique nouvelles. L’attention sera ensuite portée sur
la façon dont la participation a été intégrée à l’action publique pour constituer une offre de
participation publique à l’échelle globale. Ce cours questionne en outre « l’utilité sociale et
politique » de ces dispositifs participatifs en montrant leurs effets sur l’action publique et les
participant.es. Enfin, afin d’éviter le tropisme qui ne placerait les questions participatives que
du côté des institutions, nous interrogerons les problématiques communes de la participation
au sein des mouvements sociaux et des institutions. Cela sera l’occasion de réfléchir aux
tensions qui les opposent et aux formes hybrides qui permettent de penser un rapprochement
entre mouvements sociaux et institutions publiques dans la fabrique de l’action publique.

Dans ce cours, nous traiterons essentiellement de la question de la localisation des activités dans l'espace.

-       Pourquoi les choses se passent « ici » et pas « ailleurs » ?

-       Comment expliquer le comportement spatial des agents économiques ?

-       Pourquoi les populations se déplacent-elles d’une région à une autre ?

-       Pourquoi les industries se concentrent dans certaines villes ou certains quartiers ?

Dans la seconde partie, notre attention se focalisera particulièrement sur les activités sanitaires et sociales, notamment les activités médicales.

Contenu du cours: La comparaison des régimes constitue la démarche fondatrice de la science politique occidentale, initiée par les philosophes de la Grèce classique. Après une évocation rapide des premières typologies ou classifications de régimes, et de leur remarquable capacité à traverser les siècles, le cours se focalisera sur le riche corpus de littérature né après 1945 de la volonté de rendre compte d’une part des nouveaux autoritarismes  nés entre les deux-guerres (régimes fascistes et communistes), d’autre part de la « seconde vague » de démocratisation. Cette littérature à la confluence de la philosophie politique et du comparatisme affine l’analyse traditionnelle des régimes en forgeant des indicateurs empiriquement observables mesurant différentes variétés de démocraties et de régimes autoritaires, et expliquant les facteurs et processus menant à ces régimes. S’agissant des démocraties, ils sont aujourd’hui prolongés dans les travaux sur la qualité de la démocratie. Le cours sera divisé en cinq parties réparties sur les dix séances qui aborderont ces différents aspects et seront enrichies d’études de cas, en particulier sur des questions d’actualité (par exemple : la démocratie française à l’épreuve de l’état d’urgence ; le régime turc après la tentative de putsch militaire…).

Compétences visées: connaissance des concepts et critères permettant d’appréhender les régimes en place; familiarisation avec les principales problématiques (par exemple :  pré-requis de la démocratie et adaptabilité à tous les contextes, démocratisation versus libéralisation, défis posés aux démocraties dites « consolidées »…); capacité d’analyse des régimes contemporains et de l’actualité s’y référant.