COMPARATIVE POLITICS

Populism and Democracy

Teacher : Laurence Morel, Associate Professor of Political Science

Course content:

The subject of this year will be populism, as the rise of populist movements is one of the main challenges facing contemporary democracies. What is populism, what were its first historical manifestations, in what forms does it present itself today in the different areas of the world, especially in Europe and on the American continent, which issues does it raise? These are some of the questions that will be addressed in a synthetic way through the 14 sessions of the course spread over seven weeks.

The course will draw extensively on the Oxford Handbook of Populism, which can be regarded as a textbook. It will be entirely in English and requires an intermediary B1/B2 level.

 Learning outcomes:

The course is aimed at two types of audience: local students who are interested in the topic and wish to improve their knowledge of political science in English; and visiting students of any nationality (such as Erasmus students) wishing to take courses in English. Beyond a better knowledge of the populist phenomenon in theory and in practice, the course thus aims to familiarize the student with English-speaking specialized literature on the subject. The main texts will be posted on the course website (Moodle platform)

 

Ce cours de 20h s’intéresse aux liens entre participation et action publique. Il
interroge le déploiement et la fabrique de politiques publiques de démocratie participative. Ce
cours croise dès lors des interrogations liées aux théories de la démocratie, à la sociologie de
l’action publique, à la sociologie des mouvements sociaux et aux questions de socialisation
politique.
D’un point de vue pédagogique, le cours vise tout d’abord à dénaturaliser la notion de
« démocratie » pour montrer comment elle fait historiquement l’objet de controverses et
d’appropriations différenciées par les intellectuels et les mouvements sociaux concourant à
l’apparition de formes de participation politique nouvelles. L’attention sera ensuite portée sur
la façon dont la participation a été intégrée à l’action publique pour constituer une offre de
participation publique à l’échelle globale. Ce cours questionne en outre « l’utilité sociale et
politique » de ces dispositifs participatifs en montrant leurs effets sur l’action publique et les
participant.es. Enfin, afin d’éviter le tropisme qui ne placerait les questions participatives que
du côté des institutions, nous interrogerons les problématiques communes de la participation
au sein des mouvements sociaux et des institutions. Cela sera l’occasion de réfléchir aux
tensions qui les opposent et aux formes hybrides qui permettent de penser un rapprochement
entre mouvements sociaux et institutions publiques dans la fabrique de l’action publique.

Dans ce cours, nous traiterons essentiellement de la question de la localisation des activités dans l'espace.

-       Pourquoi les choses se passent « ici » et pas « ailleurs » ?

-       Comment expliquer le comportement spatial des agents économiques ?

-       Pourquoi les populations se déplacent-elles d’une région à une autre ?

-       Pourquoi les industries se concentrent dans certaines villes ou certains quartiers ?

Dans la seconde partie, notre attention se focalisera particulièrement sur les activités sanitaires et sociales, notamment les activités médicales.

Contenu du cours:  La comparaison des régimes constitue la démarche fondatrice de la science politique occidentale. Initiée par les philosophes de la Grèce antique, dont les typologies n’ont cessé d’être revisitées au cours des siècles, elle connaît un profond renouvellement après la seconde guerre mondiale lié à l’émergence entre les deux guerres de nouvelles formes d’autoritarisme  puis à la « seconde vague » de démocratisation. Plus récemment, elle s’est enrichie d’un champ d’étude dédié à la « qualité de la démocratie ». Ces travaux débouchent sur de nouvelles définitions et classifications reposant sur des indicateurs plus fins et se prêtant mieux à l’observation empirique que dans l’approche traditionnelle ; ils accordent aussi  une place majeure à la recherche des facteurs explicatifs et processus conduisant à la démocratie ou aux diverses formes d’autoritarisme. L’analyse des régimes apparaît ainsi aujourd’hui comme un exemple de dialogue réussi de la philosophie et de la théorie politique avec un empirisme rigoureux résolument axé sur la comparaison.

 

Le cours se focalisera sur la littérature contemporaine au travers de quelques grandes questions : la distinction générale entre démocratie et autocratie, les sous-types à l’intérieur de ces deux grandes catégories, les facteurs prédictifs de la démocratie, les processus transitionnels et de consolidation, les principaux modèles institutionnels... Chaque section sera documentée au moyen de  données comparées portant sur un échantillon large de pays assorties de la discussion de cas particuliers. Les dernières séances seront consacrées à l’étude d’une région particulière faisant appel aux concepts et théories développés dans la première partie du cours (2017: le continent africain ; 2018 : les régimes asiatiques).

 

Compétences visées: maîtrise des concepts et indicateurs permettant d’appréhender les régimes politiques ; familiarisation avec les principales problématiques  et débats ; capacité d’analyse des systèmes politiques contemporains et de l’actualité s’y référant.